Guide · Transport

Retour à vide :
comment remplir le trajet retour.

Un camion qui rentre vide coûte presque autant qu’un camion chargé. Voici ce que dit la règle en Suisse, et les méthodes qui marchent pour trouver un chargement retour.

Mis à jour le 26 octobre 2026 · Lecture : 6 minutes
En bref
  • Un trajet à vide paie le chauffeur, le carburant et la RPLP : en Suisse, la redevance se calcule sur les kilomètres et le poids total autorisé du véhicule, pas sur le chargement.
  • Un véhicule immatriculé à l’étranger ne peut pas faire de transport intérieur en Suisse, sauf exceptions très limitées.
  • Les accords Suisse-UE signés le 2 mars 2026 ne changent rien sur ce point pour la route : le cabotage reste exclu.
  • La meilleure arme : publier son trajet retour tôt, sur ses corridors réguliers, et être alerté des demandes qui passent par sa route.

Ce que coûte vraiment un retour à vide

Sur un aller-retour, le trajet retour fait en général la même distance que l’aller. S’il se fait à vide, vous payez quand même :

  • le temps du chauffeur ;
  • le carburant et l’usure du véhicule ;
  • la RPLP, la redevance poids lourds liée aux prestations.

Point souvent oublié : selon l’OFDF, la RPLP se calcule sur les kilomètres parcourus en Suisse et sur le poids total autorisé inscrit au permis de circulation, ainsi que sur la classe d’émission. Le poids réellement chargé n’entre pas dans le calcul : un trajet à vide coûte donc la même redevance qu’un trajet plein.

Ce que dit la règle : le cabotage

Le cabotage, c’est un transport effectué entièrement à l’intérieur d’un pays par un véhicule immatriculé dans un autre pays.

  • En Suisse : selon la notice de l’OFDF, seuls les véhicules dédouanés et immatriculés en Suisse peuvent effectuer des transports intérieurs. Un camion étranger ne peut donc pas charger à Lausanne pour livrer à Zurich, sauf rares exceptions (certains déplacements de remorques, matériel de chantier, autorisation temporaire de l’OFDF).
  • Entre la Suisse et l’UE : le cabotage routier reste exclu. Les nouveaux accords signés le 2 mars 2026 ne modifient pas ce point pour le transport de marchandises par route, et ils ne sont pas encore en vigueur.

Conséquence pratique : pour un transporteur suisse qui livre en France, le bon retour est un chargement de la France vers la Suisse. Pour un transporteur français qui livre en Suisse, c’est un chargement de la Suisse vers l’UE.

Les méthodes qui marchent

  1. Publier tôt. Un retour annoncé la veille trouve plus facilement preneur qu’un retour annoncé au moment de décharger.
  2. Travailler ses corridors. Les mêmes routes reviennent chaque semaine : c’est là que les chargeurs réguliers vous cherchent.
  3. Accepter le groupage. Quelques palettes valent mieux qu’un camion vide, surtout sur un long retour.
  4. Fixer un prix de retour réaliste. Le coût marginal d’un retour est faible : un prix attractif remplit le camion.
  5. Construire un réseau de confiance. Les chargeurs qui vous connaissent vous confient leurs envois en priorité.

Chargeurs : pourquoi réserver un retour

Pour un chargeur, réserver la capacité retour d’un transporteur est souvent avantageux : le camion passe de toute façon par votre corridor, et le transporteur a intérêt à le remplir. Le point d’attention est la date : le retour suit le calendrier du transporteur, c’est donc idéal pour les envois qui ont un peu de souplesse.

Avec FretCom

Dans FretCom, le transporteur publie son retour à vide en quelques secondes. Les chargeurs du corridor sont alertés et réservent la capacité au prix affiché par le transporteur. La réserve partenaires permet de proposer d’abord ses retours à ses clients de confiance, et FretCom Connect aide à construire ce réseau.

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Questions fréquentes

Un camion étranger peut-il charger en Suisse pour livrer en Suisse ?

En principe non. Selon l’OFDF, les transports intérieurs sont réservés aux véhicules dédouanés et immatriculés en Suisse, avec des exceptions très limitées.

La RPLP est-elle moins chère pour un trajet à vide ?

Non. Elle se calcule sur les kilomètres parcourus en Suisse, le poids total autorisé du véhicule et sa classe d’émission, pas sur le chargement réel.

Les accords Suisse-UE de 2026 ouvrent-ils le cabotage ?

Pas pour le transport routier de marchandises : le cabotage reste exclu. Ces accords, signés le 2 mars 2026, ne sont pas encore en vigueur.

Comment fixer le prix d’un retour ?

Le coût marginal d’un retour est faible, puisque le trajet se fait de toute façon. Un prix inférieur au prix du marché du corridor attire les chargeurs, tout en couvrant mieux vos frais que le vide.

Sources

Ce guide donne une information générale à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas l’avis de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF), de votre transitaire ou de votre fiduciaire pour un cas précis.

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